Comment créer sa savonnerie artisanale : mon retour d’expérience !

Le problème des réseaux sociaux, c’est que s’ils permettent de donner beaucoup de visibilité à une activité, ils ne montrent néanmoins souvent que la partie émergée de l’iceberg. 

Sur Facebook, LinkedIn ou encore Instagram, tout semble si facile : on a l’impression que créer une entreprise, et la développer, c’est aussi simple que de respirer. 

C’est un peu l’impression que j’ai avec ma savonnerie : personnellement, je passe énormément de temps, chaque jour, à travailler d’arrache-pied, sachant qu’il m’aura fallu près de trois ans pour parvenir à aller au bout de mon projet. 

Et régulièrement, des personnes me contactent pour me demander si elles peuvent se lancer comme ça, tout de suite, sans aucune préparation. Et parfois, même, ces personnes ne savent même pas fabriquer un savon. 

C’est pour cela que j’ai eu envie d’écrire cet article aujourd’hui, pour expliquer un peu de mon parcours depuis un an d’activité : peut-être qu’il permettra aux aspirants savonniers de mieux comprendre ce qu’ils devront surmonter avant de commencer à vendre leurs savons. 

Pour commencer, la base : formez-vous aux techniques de saponification ! 

Personnellement, je ne comprends pas les personnes qui veulent créer une savonnerie, alors qu’elles ne savent pas fabriquer du savon. Pour moi, c’est la première étape, et je dirais même l’étape essentielle : se former aux techniques de saponification. 

Il existe de nombreuses formations à la savonnerie à destination des futurs savonniers, avec des programmes, et donc des prix vraiment très variables. Cela va de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros, et avec des contenus particulièrement hétérogènes. 

Voici mes conseils pour bien choisir : 

  • Ne pas confondre les ateliers pour amateurs avec des formations pour futurs professionnels
  • D’expérience, quand ce n’est pas cher, c’est que la qualité de la formation n’est certainement pas au rendez-vous. De même, un prix élevé n’est pas un gage de qualité
  • Demandez le programme de la formation c’est l’élément essentiel
  • Comment sont validés les acquis pédagogiques ? 
  • Quelle est la proportion de mise en pratique ? 
  • la formation est-elle certifiante ? 
  • Quels sont les retours des anciens stagiaires ? 
  • Combien ont créé leur activité à l’issue de la formation ? 

La liste des questions n’est pas exhaustive, mais elle devrait déjà bien baliser le terrain. 

Et surtout, n’hésitez pas à fabriquer beaucoup de savon durant vos loisirs et à intégrer, par exemple, les différentes communautés de fanas du savon ! Ce sont de véritables espaces d’émulation et de créativité. 

N’hésitez pas à vous faire accompagner dans la mise en place de votre activité

La mise en place d’une activité de savonnerie n’est pas anodine : elle nécessite un long cheminement : BPF, laboratoire, DIP, etc. J’avais déjà écrit un article sur le sujet dont voici le lien : https://lessavonsdelionel.com/blogs/infos/quest-ce-quun-savonnier-professionnel

Pour parler de mon expérience, la meilleure chose que j’ai faite a été de me faire accompagner dans toute cette mise en place, pour être certain de faire les choses correctement. 

Bien entendu, cet accompagnement à un coût, mais cela va vous permettre de gagner énormément de temps, et surtout de ne pas commettre d’erreurs, tant la commercialisation de cosmétiques peut s’avérer complexe et semée d’embûches.

En ce qui me concerne, je me suis fait accompagner par une consultante remarquable, Brigitte Delamare. vous trouverez toutes les informations sur son site web : https://www.redactionbpf.com/

Mon bilan de ma première année d’activité

Voilà un an maintenant que l’activité a démarré, et je peux dire que cette année n’a pas été de tout repos. Au delà des problématiques liées à la crise sanitaire que nous vivons depuis mars 2020, voici les 5 enseignements de cette année de mise en place. 

J’ai beaucoup travaillé

Si je précise ce point, c’est pour tous ceux qui auraient de l’artisanat une vision un peu trop romantique. 

Du ménage à la production, en passant par le conditionnement des lots, le colisage, la gestion des expéditions, le temps passé sur les marchés, la communication, etc. Les journées passent très très vite et la todo list ne se vide quasiment jamais ! ^^

Créer une savonnerie, comme d’ailleurs toute activité artisanale, ne peut être une simple activité d’appoint. 

Produire des savons pour les vendre, ce n’est pas un loisir ! 

Même si on y prend énormément de plaisir aussi ! Néanmoins, il faut vraiment distinguer les savons que vous réalisez pour vous-mêmes, et qui vous permettent de laisser libre cours à votre créativité, mais que vous n’avez pas le droit de vendre, de ceux que vous commercialisez et pour lesquels vous disposez de toutes les formalités vous autorisant à les vendre. 

Et souvent, on se retrouve à fabriquer, chaque jour, les mêmes savons, ce qui peut être lassant à la longue. 

Mon astuce : se focaliser sur l’élément qui réclame notre attention de chaque instant, à savoir la QUALITÉ. C’est cette recherche de l’excellence qui me permet de considérer chaque jour de production comme un jour à la fois unique et passionnant. 

Développer son activité nécessite d’investir massivement dans sa communication

Votre communication doit être votre priorité : site web, réseaux sociaux, newsletters, flyers, etc. C’est la condition sine qua non pour commencer à vendre. 

Et cet investissement n’est pas qu’une question de temps, mais aussi une question d’argent. heureusement, le digital peut vraiment vous aider à développer plus rapidement votre visibilité. 

Mais le digital n’est pas gratuit, et votre budget communication est à considérer dès le départ. Mon conseil : ne passez pas par des prestataires qui risquent de vous coûter très cher si vous voulez que les choses soient bien faites. Formez-vous et prenez en main votre communication. Vous allez voir que vous allez rapidement adorer ça ! 

Il faut inlassablement continuer à se former pour ne pas stagner

Je passe beaucoup de temps à me former, au moins une demie journée par semaine. 

Je me forme à de nouvelles techniques de fabrication, comme les marbrages par exemple, je me forme à de nouvelles techniques marketing, et je passe énormément de temps à m’inspirer car c’est la créativité des autres qui me permet de stimuler ma propre créativité. 

Voici, par exemple, un site qui me stimule particulièrement : https://creapills.com/

Et surtout, il ne faut pas oublier de prendre du plaisir… 

Et ça, c’est le plus important ! Je discute avec beaucoup de personnes qui, très vite, ne prennent plus de plaisir dans leur activité artisanale parce qu’elles se laissent dépasser par la routine du quotidien, ou encore par la charge de travail. 

J’ai pris l’habitude de me fixer, chaque jour, 3 objectifs qui feront que ma journée sera particulièrement réussie : 

  • Un objectif professionnel
  • Un objectif personnel lié à l’activité
  • Un objectif personnel indépendant de l’activité

Je ne dis pas que je réussis tous les jours à atteindre ces 3 objectifs, mais d’y tendre me permet d’être moins focalisé sur les tâches quotidiennes, mais plutôt sur leur sens et leur finalité. 

Après un an d’activité, je suis pleinement paré pour démarrer 2021 ! Cette année n’a, certes, pas été de tout repos, mais j’ai énormément appris et, rien que pour ça, cette année a été passionnante. Et j’espère que ce billet vous aidera dans la mise en place de votre projet ! 

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